
50000 trucs a raconter, j’vais faire court…
Voila, plus d’un mois sans avoir devoile un peu de mon quotidien namibien, excepte via le ‘livre d or’ de l’espace. Suis donc toujours en Namibie, et toujours squatteur chez Willie et sa petite famille. Ouais, ouais, silence, je vois deja les commentaires du style ‘les nomines pour le parasite d’or sont : Lolo, pour sa prestation dans ‘Sauvez Willie`…
En vrac, c’est plus simple.
Alors, durant ce mois… Premierement, je suis alle me ballader dans le sud du pays, en compagnie d’un Kiwi et de la bagnole a Laetitia, la femme a Willie. Ce detail est super important, si si. Le Sud de la Namibie est desertique, avec des variations du style canyon, desert de dunes ou de roches. Bref, c est plat et immense. On debarque donc dans une ville cotiere du sud-ouest, Luderitz, et une ville miniere, Kolsmankuppe, creee de toutes pieces par les Allemands suite a la decouverte de diamants. Etrange atmosphere, surrealiste. Du coup, la majorite de cette region est interdite, sous peine d emprisonnement illico.
A l auberge de jeunesse, un allemand nous demande s il ne nous reste pas une place dans notre voiture, et si nous pouvons l accepter dans notre trip. OK. Direction Fish River Canyon, puis ensuite le Kalahari. Et la, ca fait 2 j que ce cher Helmut me gonfle avec son egocentrisme, sa radinerie et ses relents nostalgiques. Bref, on est au milieu de nulle part, je me dis que je vais qd meme le ramener a la capitale, et après basta. Et la, la goutte d’eau : tellement radin qu’il ose nous demander s’il faut faire le plein de la voiture avant de la rendre. Quoi ? Une voiture pretee gracieusement, et je serais capable de la rendre vide. Putain, je suis interloque. Mon anglais neolithique le sauve d’une decharge d’insultes. Je me rends a la station service en face, fais le plein et exige sa part. Et la, 2 phrases d’inspiration divine : ‘Take your stuff and get out this car’. Fin enerve, le 2e connard en 2 trips, une nouvelle lecon…
Morale de cette histoire, selon Renaud :
me parlez plus d'auto-stoppeuse
ça m'rend morose !
J'veux plus personne dans ma bagnole,
j'suis mieux tout seul,
j'conduit d'une main, d'l'autre j'picole
j'me fends la gueule !
Bref, retour a Windhoek, glande, WE dans des lodges ou des fermes, soirees namibiennes et patati. Puis, lundi 13, Willie et moi sommes partis pour le nord est de la Namibie et la frontiere angolaise. Un trip du genre ‘roots’, si si, super hard, avec machettes pour ouvrir la route, et treuil pour franchir a gue les rivieres infestees de crocos. Alors, arme d un 4x4 climatise, lecteur DVD, frigo garni, putain je souffre. Bon, on a qd meme decide de dormir sous tente pour se donner bonne conscience… :o)
Le Nord est vert en ce moment, il pleut relativement souvent. La premiere nuit a ete rocambolesque, un orage tres violent, mon duvet patauge dans la flotte. Repli vers la voiture au milieu de la nuit…
Et on se retrouve en dehors des sentiers battus, sur des pistes tres dures, a atteindre des villages Himbas recules. Un voyage dans le temps, vraiment, surtout pour un pays ou la capitale est occidentalisee. Un enorme decalage. Les Himbas vivent quasiment nus, s enduisent le corps de graisse animale et de terre rouge (laterite ?), ne se lavent pas, vivent de l elevage avec tres peu de contacts avec l exterieur, du moins ceux qui vivent le long de la ‘Kunene River’. 8 h de 4x4 pour faire 100 bornes, la piste est defoncee. C est superbe, le soir on s offre une nuit dans un lodge, avec une terrasse surplombant la riviere. Le paradis. Et un barbecue, braai en afrikaan. Plus qu une tradition, un autel ou le pere de famille preche la bonne parole.
Bref, ensuite, Epupa Falls, de belles chutes, et direction la frontiere de la Skeleton Coast avec comme idée de voir les lions et les elephants du desert. Les lions, a Puros, ils viennent d en tuer 5 en 6 mois, car ils attaquaient les anes. C est comme pour les crocos de la Kunene River, les Himbas les ont shootes, si bien qu’on en trouve que dans les zones inhabites. Dans ma tente a Puros, je flippe a l idée d aller aux toilettes. Il y a des merdes d elephants partout dans le camp, et la possibilite de voir des traces de lions au petit matin devant sa tente.
Au matin, direction le lit des rivieres, et on trace pendant 4-5 h pour debusquer les elephants. La saison des pluies n est pas la plus propice a l observation des animaux, mais au detour d un virage, on verra 2 fois un elephant. Le premier partira, le second nous chargera. Ils sont de tailles reduites, mais super agressifs. On file a toute barzingue, impressionnant.
Et c est la que, nouvelle experience africaine. Des orages dementiels, de l eau qui ruisselle partout sur les pistes de terre, et coupe les routes. Il faut passer a pied d abord, histoire de verifier la profondeur. Premiere riviere, ca passe. La seconde, il nous faut attendre 15 min, la decrue est super rapide. La troisieme, après 30 min et une nouvelle baignade, on traverse. La quatrieme, c est la loose. Et la, obliges de patienter. Au final, environ 5 h avant qu une voiture ne s engage. Et ensuite, c est notre tour. Grosse surprise. De l eau par dessus le capot et les phares, 2 s dans l obscurite, un courant super fort. On s en sort, mais pas fiers. Et la route derriere est devastee, ca se dit ‘Fucking destroyed’ en ‘Namelich’. Bref, on continue et une heure plus tard, une petite riviere a traverser. Une de plus. Et la, bloque en plein milieu, a cause de la boue. Il va nous falloir creuser. Willie est flippe, car qq semaines plus tot, dans les memes conditions, une voiture s est fait embarquee par le courant, et tous les passagers sont decedes… Vite, avertir les habitants du voisinage, demander de l aide. J y cours, mais lors d une nouvelle tentative, il reussit a sortir le 4x4 du bourbier. No comment. Apres coup, on se marre… ‘Sometimes I like to be mad’…
Derniere petite anecdote : suis alle avec Willie pecher en mer, des trucs qui pesent plus de 6 kg. J arretais pas de penser a Carlos, ouais ouais le chanteur (‘a perlipompon sur le chihuaha’… paroles oubliees mais bref, tu vois de qui je parle). Voila, j etais le gros lourd barbu qui taquine le thon ou la carpe. Super fier…
Grosses bises a tous.
Ca fait 3 semaines que je dis que je suis sur le point de partir pour les Victoria Falls, j ose pas me repeter. Ca s appelle un voyage immobile…
|